Trombinoscope

Notre équipe est composée de profils variés et complémentaire, avec un intérêt commun :
l’environnement et le développement durable des pays méditerranéens d’ici 2050

Sebastien ABIS

Club Demeter, chercheur associé IRIS, France

Directeur du Club DEMETER (écosystème regroupant 66 entreprises et structures professionnelles et tourné vers les réflexions prospectives, les enjeux mondiaux et les dynamiques intersectorielles liées à l’agriculture, l’alimentation et le développement durable). Sébastien Abis est également chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques). Entre activités de coopération internationale, d’animation de réseaux d’entreprises et de recherche, Sébastien Abis développe une expertise sur la géopolitique de l’agriculture, des ruralités, de la pêche et de l’alimentation dans le monde. Il travaille aussi sur l’évolution des enjeux stratégiques en Méditerranée. Sébastien Abis est personnalité qualifiée sur la Méditerranée de la société civile française auprès de la Délégation interministérielle à la Méditerranée (DIMED). Diplômé de l’Université de Lille II avec une Maîtrise en Histoire-Géographie et de l’IEP de Lille avec un DESS en Études stratégiques européennes piloté par l’IRIS, Sébastien Abis a d’abord travaillé à l’État-Major des Armées au sein du Ministère français de la Défense en 2004, avant de rejoindre en 2004-2005 le CALAME (Centre d’analyse et de liaison des acteurs de la Méditerranée). De 2005 à 2016, il a été fonctionnaire international du CIHEAM (Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes), organisation intergouvernementale dans laquelle il a notamment œuvré pour la coordination des publications (Mediterra, Watch Letter), les relations diplomatiques entre États membres et la mise en place des initiatives stratégiques institutionnelles.

Omar BESSAOUD

Anciennement CIHEAM, France

Économiste agricole. Administrateur scientifique principal au CIHEAM (1993-2018). Spécialiste des politiques publiques agricoles et rurales des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée. A, depuis longtemps, été associé aux travaux du Plan Bleu, sur les questions alimentaires, de changement climatique, les transformations socio-économiques, géopolitiques, en lien avec le développement durable, l’agriculture et le développement rural. A participé à plusieurs exercices de prospective (notamment le Rapport de prospective du Plan Bleu en 2005, un focus thématique sur le monde rural en 2009). A contribué à l’écriture de plusieurs chapitres du dernier Rapport sur l’État de l’Environnement et du Développement du Plan Bleu. Contribue au Rapport du CHIEAM en préparation sur les questions de sécurité sanitaire.

Frédéric DE DINECHIN

CMI, France

Coordonne, au sein du Centre pour l’intégration méditerranéenne (Center for Mediterranean Integration or CMI), les programmes liés au changement climatique, plus particulièrement à la résilience territoriale aux changements climatiques, et à la gestion de l’eau. Le CMI, créé il y a dix ans et basé à Marseille, est une plate-forme d’échange de connaissances multipartenaires où les agences de développement, les gouvernements, les autorités locales et la société civile de toute la Méditerranée se réunissent pour échanger des idées, discuter des politiques publiques et identifier des solutions régionales pour aborder les principaux problèmes régionaux et défis en Méditerranée. Les membres du CMI sont plusieurs États méditerranéens et les bailleurs de fond internationaux (Banque Mondiale, Banque Européenne d’Investissement, Agence Française de Développement). Le CMI bénéficie de l’appui technique de nombreux instituts de recherche, think tanks et autres partenaires régionaux. Deux piliers de travail au CMI : les transformations socio-économiques et la résilience face aux chocs et aux stress (climatique, conflits, pandémies). Le CMI coordonne également des plateformes thématiques d’échanges et de partenariats « sur, pour et par la Méditerranée », en s’appuyant sur des « communautés de pratiques », des partenaires de la société civile, des organismes publics, des organismes financiers. Par exemple, une communauté de pratique existe dans le domaine de l’eau, appelée MEDYWAT, regroupant 200 jeunes de 18 à 35 ans venant des secteurs public et académique, des professionnels et des chercheurs.

Joël GUIOT

Réseau MedECC, France

Chercheur CNRS à l’Université d’Aix-Marseille (laboratoire CEREGE), travaillant sur le changement climatique et ses impacts sur les écosystèmes méditerranéens. Coordination, avec Wolfgang Cramer, du Rapport du Réseau méditerranéen d’experts sur le changement climatique et environnemental (MedECC), dont les partenaires principaux sont le Plan Bleu et l’Union pour la Méditerranée (UpM). Le premier rapport, en cours d’évaluation par le PNUE et l’UpM (validation prévue fin 2020), se compose d’un rapport technique de 500 pages et d’un résumé pour les décideurs de 30 pages. Participation également au dernier Rapport sur l’état de l’Environnement et du Développement du Plan Bleu.

Aziza MONEER

Université Américaine du Caire, Égypte

Titulaire d’un doctorat en politique environnementale de l’Université de Fribourg en Allemagne. Elle a été chercheuse invitée à l’Institut d’écologie sociale de l’Université Alpen Adria de Vienne en 2014. En 2018, elle a été chercheuse invitée au Nordic Africa Institute à Uppsala, en Suède. Elle travaille en tant que boursière postdoctorale à l’Institut de recherche pour un environnement durable de l’Université américaine du Caire, en Égypte. En plus de ses réalisations académiques, elle travaille comme consultante auprès d’un certain nombre d’ONG nationales. De plus, elle travaille comme journaliste indépendante pour plusieurs journaux arabes et blogs anglais. Ses intérêts de recherche incluent les mouvements environnementaux, la justice environnementale, la politique sur le changement climatique et la communication environnementale. Son projet de recherche actuel se concentre sur les discours des mouvements environnementaux qui ont éclaté dans la région MENA à la suite du printemps arabe. En particulier, elle étudie comment ces mouvements pourraient être des sites de production de connaissances sur la façon dont la nature-culture est organiquement liée dans les luttes quotidiennes des masses et comment la justice environnementale est devenue au premier plan de la sphère publique dans les pays du Sud.

Mauro RANDONE

Fonds Mondial pour la Nature – Méditerranée (WWF), Italie

Biologiste marin et sociologue. Coordinateur du Plan d’action pour une économie bleue durable pour l’initiative marine du WWF en Méditerranée. A contribué à l’élaboration du rapport MedTrends en 2015 qui visait à évaluer les tendances à long terme de la croissance bleue dans la région méditerranéenne tout en répondant aux pressions croissantes exercées par les secteurs économiques sur le milieu marin. Auteur principal du rapport sur la relance de l’économie de la mer Méditerranée en 2017, qui évaluait la contribution économique globale d’une Méditerranée saine au PIB de la région. Domaines de travail : économie bleue, gestion intégrée des océans, gouvernance, trafic maritime, conservation… Initiatives en cours : le WWF travaille avec des partenaires régionaux privés et publics pour développer des approches innovantes et pratiques de gestion des pêches, des aires marines protégées, de la conservation de la biodiversité, du tourisme axé sur la nature et de l’économie bleue en général, qui peuvent être adoptées dans toute la région. L’action du WWF porte sur le plaidoyer, l’engagement des entreprises, la recherche scientifique, la sensibilisation et l’engagement des parties prenantes à tous les niveaux. Le WWF vise également à orienter les flux financiers de la région vers des investissements durables dans l’économie bleue.

Ioannis SPILANIS

Université de l’Égée, Ile de Lesbos, Grèce, Observatoire du tourisme durable de l’Organisme mondial du tourisme en Égée, Laboratoire du Développement insulaire, Grèce

Professeur d’économie en développement régional à l’Université de l’Égée, Ile de Lesbos, Grèce. A participé à plusieurs travaux du Plan Bleu : ‘vers un territoire et un label de qualité de tourisme durable en Méditerranée’, ‘évaluation économique des zones marines protégées en Méditerranée’. Dirige l’Observatoire du tourisme durable de l’Organisme mondial du tourisme en Égée et le Laboratoire du développement insulaire. Deux axes principaux : tourisme et îles. Utilise l’analyse systémique prospective dans ses travaux. Conseiller régional à la région du Nord Égée.

Ronan UHEL

Agence Européenne pour l’Environnement, Union Européenne

Senior manager à l’Agence européenne pour l’environnement, Ronan Uhel dirige le département Capital naturel et écosystèmes, dont la tâche principale est d’informer sur l’état des ‘life-support systems’ en Europe et les dépendances sociétales liées au monde naturel. Ronan apporte une expérience professionnelle de plus de trente ans dans les politiques environnementales et les questions de développement durable, avec des activités d’information et de soutien des connaissances au cœur de l’intervention, faisant l’interface entre la science – la solidité des données – et les politiques – des actions fondées sur des preuves; Il est important, à travers les échelles et les niveaux de gouvernance, de comprendre et d’informer les problèmes locaux, nationaux et régionaux dans leur contexte, des interactions européennes aux interactions mondiales. La devise est le réseautage actif et les collaborations comme conditions essentielles pour favoriser l’implication des parties prenantes dans la co-création de connaissances : le partage est tout.

Jean de Montgolfier

Bureau du Plan Bleu, France

Ecole Polytechnique (promotion 1964). Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (ENGREF) (1969). Ministère de l’Agriculture à Paris (1970-1975). CEMAGREF (depuis IRSTEA : Institut national de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture), division Forêts Méditerranéenne, Aix-en-Provence (1975-1990). ENGEES (Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement), Université de Strasbourg (1990- 2010). Participation depuis les années 1980 à de nombreuses actions du Plan Bleu comme expert, notamment dans les domaines des espaces boisés et du développement rural.

R. Andreas KRAEMER

Andreas Kraemer, fondateur et directeur émérite de l’Ecologic Institute et président (bénévole) de l’Ecologic Institute US, est directeur non exécutif de la Fundação Oceano Azul, chercheur principal du Center for International Governance Innovation (CIGI), professeur assistant invité de science politique et professeur adjoint d’études allemandes à l’Université Duke, et professeur auxiliaire à l’EADA Business School. Il est également initiateur et animateur de l’Arctic Summer College. Ses recherches portent sur le rôle et les fonctions des instituts de politique scientifique ou «think tanks» en théorie et sur la pratique dans différents systèmes politiques, les interactions entre les domaines politiques et les relations internationales, et la gouvernance mondiale sur l’environnement, les ressources, le climat et l’énergie.

Andreas Kraemer est également directeur (bénévole) du fonds Konrad von Moltke et co-président du conseil consultatif d’OekoWorld, qui définit les critères d’investissement mondiaux pour le fonds d’investissement éthique et « vert » Ökovision, membre du conseil consultatif de The Arctic Institute, et membre du Comité professionnel du cours de master sur la «gestion stratégique de la durabilité» à l’Université des sciences appliquées d’Eberswalde (HNE Eberswalde).

Maya NEGEV

Le Dr Maya Negev est maître de conférences et responsable du programme de politique et de gestion des systèmes de santé à l’École de santé publique de l’Université de Haïfa, en Israël. Ses recherches portent sur l’interface science-politique de la santé environnementale, avec un intérêt particulier pour l’adaptation au changement climatique et la résilience des communautés. Ses projets actuels portent sur la résilience urbaine et régionale au changement climatique. Elle a obtenu son doctorat de l’Université Ben-Gurion et sa thèse de doctorat axée sur une approche multiculturelle de la politique environnementale. Maya est membre du conseil d’administration de l’Institut d’études environnementales Arava. Elle a participé en tant qu’auteure principale au chapitre sur la santé du rapport MedECC.

Najet AROUA

École Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme , Algérie

Enseignante en architecture et urbanisme à l’École Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger. Chercheure au Laboratoire de recherche ‘Architecture-Environnement-Urbanisme’ du département d’Architecture de l’Université de Biskra (Algérie). Travaille sur la relation ville-environnement, surtout sur les enjeux liés à l’eau en tant que ressource, risque et paysage (y compris les zones humides) ; l’urbanisme (y compris informel) autour de la Méditerranée ; l’impact du changement climatique et les stratégies urbaines d’adaptation-mitigation dans une perspective longue. Membre de groupes de recherche et associations internationales/régionales sur les villes durables, les zones humides, le patrimoine lié à l’eau. A contribué au programme académique « Villes et changement climatique » de « UN-HABITAT » en 2011. A contribué à l’animation de deux ateliers de formation « Ville-Santé » destinés aux acteurs locaux avec l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Institut National de Santé Publique.

Pierre BLANC

Bordeaux Sciences Agro, Sciences Po Bordeaux, France

Professeur de géopolitique à Bordeaux (Bordeaux Sciences Agro et Sciences Po Bordeaux). Rattaché au Laboratoire LAM (Les Afriques dans le Monde, Laboratoire du CNRS et de Sciences Po), qui intègre l’Afrique du Nord et le Moyen-orient. Il est également professeur invité dans plusieurs universités en France et à l’international. Il enseigne notamment la géopolitique des ressources avec une forte focale sur la Méditerranée et le Moyen-Orient ainsi que la géopolitique du Monde arabe. Ses recherches portent sur les rivalités de pouvoir et les jeux de puissance en particulier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Dans son analyse de la conflictualité politique, il regarde aussi comment interviennent les ressources, notamment la terre et l’eau qui conditionnent en sécurité alimentaire et le devenir des mondes paysans encore nombreux. Il est aussi rédacteur en chef de la revue Confluences Méditerranée depuis douze ans (revue de l’iReMMO, Institut de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, Paris). Ses publications et ses activités sont consultables sur le lien http://www.lam.sciencespobordeaux.fr/users/pierre-blanc. Il a participé à plusieurs exercices de prospective, notamment au CIHEAM, sur le volet agriculture, développement rural et ressources.

Marie de Lattre GASQUET

CIRAD, France

Diplômée EPSCI (Ecole des praticiens du commerce international – Groupe ESSEC) 1981, MBA International management, Arizona, USA 1982, doctorat en sciences économiques et de gestion, université Paris X (1990) et auditrice IHEST 2011. Elle débute sa carrière à l’ISNAR (International service for national agricultural research, des centres du CGIAR), puis entre au CIRAD en 1988. Au Cirad, elle est rattachée à la direction des relations extérieures, puis à la direction scientifique/observatoire du changement, et devient conseillère du DG pour la prospective stratégique en 2002. Dès 2006 à la direction générale déléguée – recherche et stratégie, elle occupe diverses fonctions : membre du groupe prospective Agrimonde, secrétaire générale du comité d’éthique Cirad–Inra, représentante du Cirad dans le groupe prospective Allenvi et le réseau Prosper, et coordinatrice de la prospective Agrimonde-Terra pour le Cirad. Elle est aujourd’hui chercheuse dans l’UMR ART-Dev (acteurs, ressources et territoires dans le développement). Elle a aussi travaillé quelques années à l’ANR (Agence nationale de la recherche) et au consortium du CGIAR.

Hajar KHAMLICHI

MYCN, Maroc

Experte en environnement et développement durable. Diplômée en ingénierie de l’environnement et spécialisée dans l’eau et le développement durable, Hajar Khamlichi travaille depuis 12 ans au sein d’Amendis, filiale de Veolia au Maroc en tant que responsable de la gestion de la pollution industrielle et de l’environnement au sein de la société de services publics (Veolia) dans le nord du Maroc. Aujourd’hui responsable de la performance sociétale dans la même entreprise.Présidente et co-fondatrice du Réseau des jeunes méditerranéen pour le climat «MYCN». Le réseau présente 22 pays méditerranéens et se compose d’ONG et de mouvements de jeunesse qui travaillent dans l’action climatique et le développement durable. Il vise à sensibiliser et à créer des synergies entre les communautés pour faire du changement climatique une priorité sociale, économique et politique. Hajar est également membre du conseil d’administration de l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable, et de l’Observatoire de la protection de l’environnement et des monuments historiques.

Stéphanie OUDIN

Région SUD , France

Chargée de projet Politiques maritimes euro-méditerranéennes et Gestion des territoires Côtiers à la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur. Principale interlocutrice du Plan Bleu à la Région Sud dans le cadre de la déclinaison locale de l’exercice MED 2050 sur le territoire de la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Cécile RODDIER-QUEFELEC

Agence Européenne pour l’Environnement, Union Européenne

Se joint à Ronan Uhel pour représenter l’Agence Européenne pour l’Environnement au sein du Groupe. A participé à la prospective 2005 du Plan Bleu lorsqu’elle était au Plan Bleu, et à l’exercice MERMED. Coordonne les activités euro-méditerranéennes à l’Agence Européenne pour l’Environnement.

Antonio TROYA

IUCN-Med, Espagne

Directeur de l’IUCN-Med (Centre de coopération pour la Méditerranée de l’Union internationale pour la conservation de la nature et les ressources naturelles). Centre créé en 2000 avec le but d’encourager et aider les sociétés méditerranéennes à concilier la conservation des ressources naturelles avec leur utilisation en adoptant un modèle de développement durable. Quatre lignes stratégiques : améliorer l’état de conservation des espèces et écosystèmes méditerranéens; intégrer la nature et la société civile dans la région méditerranéenne pour la conservation par la gouvernance à tous les niveaux ; aider les sociétés méditerranéennes à comprendre et apprécier la valeur des écosystèmes sains et restaurés pour faire face aux défis sociétaux du changement climatique, de la sécurité alimentaire, du bien-être des personnes et du développement économique et social ; construire une communauté de la conservation solide et active. Participation directe de vingt-deux pays membres, deux-cent quarante-trois membres, 1700 chercheurs au sein de six commissions scientifiques. Expérience personnelle : d’origine espagnole. Biologiste. Champ d’action : élaboration, planification et gestion des politiques de conservation de la nature et la protection de l’environnement. Travail au sein des institutions administratives de l’État espagnol, institutions européennes (Commission européenne et Représentation permanente de l’Espagne auprès de l’Union Européenne), puis IUCN-Med.

Christine VOIRON

Université de Nice, France

Professeure de géographie à l’Université Côte d’Azur (Nice). Chercheure dans l’Unité Mixte de Recherche ESPACE (Étude des Structures, des Processus d’Adaptation et des changements de l’Espace). Intérêt du Laboratoire et personnel sur les questions de prospective et d’anticipation du changement. A dirigé ce laboratoire pendant onze ans. Anime encore des axes de travail sur les changements, en lien avec deux thématiques principales : la durabilité des territoires (côtiers, urbains, littoraux) et l’anticipation des changements territoriaux. Ces deux thématiques réunies résonnent avec la problématique de la résilience des territoires. Spécialité du Laboratoire et de ses travaux : mise en place de méthodologies permettant d’anticiper les changements, d’améliorer la résilience des territoires. Problématique de modélisation spatiale. Co-fondatrice d’une démarche de « Géoprospective » : anticiper les avenirs possibles des systèmes analysés (au niveau des écosystèmes et des systèmes anthropiques : villes, région, zones littorales…) avec la spécificité de mettre toujours en avant la dimension spatiale des phénomènes analysés à tous les niveaux de la démarche : diagnostic, scénarios (spatialisés avant tout), modélisations (spatialement explicites et co-construites avec des acteurs du territoire et des parties prenantes), finalité (préparer les territoires à la durabilité, idéal de tout développement territorial). Le but de cette méthode est de trouver les potentialités d’adaptabilité des territoires aux changements, dans une optique de résilience et d’amélioration sur le long terme. Applications : niveau national, région PACA, hydrosystème méditerranéen. Ouvrage à venir « Écosystèmes et résilience territoriale : une approche géoprospective ».

François GUERQUIN

Directeur du Plan Bleu, France

Ancien élève de l’école Polytechnique, et diplômé de l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), François a été directeur des relations internationales du Groupe des Eaux de Marseille puis Secrétaire exécutif du Conseil consultatif du Secrétaire général des Nations Unies sur l’eau et l’assainissement (UNSGAB) avant de devenir Directeur « Science et politiques » de la Convention de Ramsar sur les zones humides. Il a une longue expérience des questions d’eau, de biodiversité et de développement durable au niveau international. Il est le nouveau Directeur du Plan Bleu depuis juillet 2020.

Anna GOUBERT

Equipe Plan Bleu, France

Formation en double diplôme entre l’Institut d’Études Politiques de Lyon (spécialisation en relations internationales et sur le monde arabe contemporain) et l’Institut des Sciences et Industries du Vivant et de l’Environnement AgroParisTech (spécialisation sur les relations Eau-Société). Plusieurs expériences à l’étranger, notamment dans la région Maghreb-Moyen-Orient : une année au Caire au Département d’Enseignement d’Arabe Contemporain, un stage de terrain en Tunisie dans la région de Bizerte pour travailler avec des acteurs locaux sur l’évolution des ressources en eau face au changement climatique en milieu rural. Membre active du réseau de jeunes « Water Youth Network » depuis plus d’un an (co-organisation d’un atelier d’une semaine au Caire sur le rôle des jeunes dans la diplomatie liée à l’eau et la coopération transfrontalière) ; participation à la « Cairo Water Week » en octobre 2019. Anna a travaillé en 2019-2020 à la mise en place du réseau d’acteurs impliqué dans « MED 2050 » et des groupes de travail. Elle réalise actuellement un doctorat en science politique sur la prospective comme instrument d’action publique environnementale en Méditerranée, en prenant appui sur l’exercice de prospective MED 2050.

Arnau QUERALT

Arnau Queralt-Bassa est le président du réseau européen des conseils consultatifs sur l’environnement et le développement durable (EEAC) depuis janvier 2015 et il a été réélu pour 2021 et 2022. Au nom de l’EEAC, il était membre observateur de la plate-forme multipartite de haut niveau de la Commission européenne pour la mise en œuvre des ODD dans l’UE et est membre du groupe d’experts du Réseau universitaire mondial pour l’innovation sur l’enseignement supérieur et les ODD. Il est membre du Comité directeur du MedECC, de la Task force de l’Assemblée des Régions d’Europe sur les ODD et du Comité de responsabilité sociale de Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya, la compagnie ferroviaire publique catalane. Dans le passé, il a été directeur de Patronat Català Pro-Europa, une entité pionnière dans les relations avec l’UE, membre du conseil d’administration de l’Institut universitaire d’études européennes (Université autonome de Barcelone), secrétaire général de la Fondation privée CTecno; et président de l’Association catalane des professionnels de l’environnement. Il est titulaire d’un diplôme en sciences de l’environnement de l’Université autonome de Barcelone, d’un master en gestion publique du programme interuniversitaire gouvernement et gestion (ESADE, UAB et UPF) et d’un diplôme en affaires européennes de l’école diplomatique du ministère espagnol des Affaires étrangères et du Patronat. Català Pro Europa.

Khouloud BEN CHARFI

Water Youth Network, Tunisie

Membre du Water Youth Network, engagé au sein du groupe «Water governance» pendant un an (une organisation de jeunesse liée à l’eau visant à connecter les jeunes travaillant sur les questions de l’eau à travers le monde et à promouvoir l’engagement des jeunes dans le secteur de l’eau). Veut apporter la perspective de la jeunesse méditerranéenne à l’exercice de prospective. D’origine tunisienne. Ingénieur, spécialisé en ingénierie environnementale et de gestion. Actuellement, un chargée de projet eau douce au WWF Afrique du Nord, avec une expérience dans la protection de l’environnement et la gestion et la préservation des ressources en eau et des zones humides. Impliquée dans deux initiatives méditerranéennes : la conservation des zones humides des îles méditerranéennes et la création d’un réseau d’OSC émergentes dans le sud et l’est de la Méditerranée travaillant à la protection et à la restauration des zones humides.

Alberto CAPPATO

Vieux port Antique de Gênes, Italie

Ingénieur des transports. Dirige depuis huit ans le Vieux Port de Gênes. Est passé de la recherche dans le secteur de l’économie et des transports à la gestion quotidienne d’une zone de l’interface ville-ports. A collaboré avec le Plan Bleu, notamment pour produire un rapport de prospective sur la croisière et de la plaisance (2011), et lors du Rapport de prospective de 2005 coordonné par le Plan Bleu. Est actuellement secrétaire du Conseil d’administration de l’association mondiale des villes portuaires.

Guzel Yucel GIER

Institut des Sciences et Technologies marines, Turquie

Expérience pratique en aquaculture depuis une quinzaine d’années. Directrice adjointe de la Banque d’Agriculture turque au Département d’aquaculture. Chercheure et professeure associée au sein du Programme sur les ressources marines vivantes à l’Institut des Sciences et Technologies marines de l’Université d’Eylul à Izmir, Turquie. Axes de travail : modélisation de la capacité de charge, évaluation de l’impact environnemental de l’aquaculture et son intégration dans la gestion des zones côtières, cartographie récente de posidonia oceanica. Participation à des projets nationaux et internationaux, notamment avec l’UICN et la FAO sur l’aquaculture dans les écosystèmes marins. Rédaction de lignes directrices sur l’aquaculture durable, l’aquaculture respectueuse de l’environnement, le zoning de l’aquaculture.

Denis LACROIX

IFREMER, Prosper, Allenvi, SFdP, France

En charge de la veille et de la prospective à l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) depuis 2006, d’abord à la Direction scientifique puis à la Direction générale et membre de trois réseaux de prospective (Prosper, Allenvi, Société Française de Prospective). Appelé à donner des éclairages concernant l’avenir de moyen et long termes sur des problématiques à l’interface des sphères de l’environnement (surtout marin), de l’activité humaine et de l’économie. Possède une expérience en études prospectives comme l’étude PARME (Partenariats et recherche en Méditerranée avec Agropolis International), le rapport de prospective de 2005 coordonné par le Plan Bleu, l’étude MERMED de 2014, commandité par l’Agence Nationale de la Recherche). A travaillé avec l’IRD sur la Méditerranée sous contrainte de changement climatique pour la COP23. Études plus transversales sur les grands scénarios d’environnement dans le monde (Allenvi). Travail récent sur la montée du niveau de la mer d’ici 2100 (pour le Ministère de la Recherche français). Intérêt particulier pour la mer et le littoral, qui représentent des enjeux considérables en Méditerranée et des contraintes fortes (érosion, changement climatique, salinisation de terres basses…).

Alain PARANT

Demomed, Futuribles International, France

Démographe issu de l’école française de démographie après un cursus universitaire en économie. Ancien chercheur de l’Institut national d’études démographiques (INED). Conseiller scientifique de Futuribles International, membre du Comité de rédaction de la revue Futuribles. A participé à la création de DemoBalk (Démographie des Balkans ; Université de Thessalie à Volos) en 1996, puis à la création de DemoMed (Observatoire démographique de la Méditerranée, MMSH Aix-en-Provence). Depuis 2015, œuvre à la création d’un réseau PopCrises. Coordonne actuellement un ouvrage sur la thématique population et crises en Méditerranée (populations nationales, régionales ou spécifiques et crises financières, économiques, politiques, sanitaires ou démographiques). A coordonné la rédaction d’un Rapport d’expertise sur les tendances et les perspectives démographiques en Méditerranée et une Note de synthèse sur les perspectives démographiques littorales en Méditerranée, dans le cadre de « MED 2050 ».

Younès SLAOUI

Réseau scolaire Odyssey , Maroc

Directeur général du Réseau scolaire Odyssey. Quatre pays de présence aujourd’hui (Belgique, France, Maroc et Roumanie) et en cours d’implantation dans quatre nouveaux pays méditerranéens. Membre du Conseil d’administration de l’Institut Amadeus, think-tank basé à Rabat qui organise notamment le forum international MEDays à Tanger. Membre du Conseil d’administration de l’association Al Amana Microfinance, institution leader du secteur du microcrédit dans la région MENA. Ancien consultant en stratégie. Co-auteur d’un ouvrage sur la Géopolitique de la Méditerranée (avec Mme Bouchra Rahmouni).

Constantin TSAKAS

FEMISE, France

Secrétaire Général du réseau FEMISE (think-tank d’économistes, réseau d’instituts de recherche du Nord et du Sud de la Méditerranée). Travaille à promouvoir le dialogue et la recherche sur les questions socio-économiques des pays partenaires de la Méditerranée (cadre : politiques européennes de voisinage). Production de recherches socio-économiques (une dizaine de rapports par an sur des thématiques diverses et recommandations sur les relations entre l’Union Européenne et ses partenaires méditerranéens du Sud). Couverture géographique : Europe, Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Turquie. Approche en tandem : un institut du Nord travaille avec un Institut du Sud. Plateforme de dialogue entre académiques et responsables politiques : les chercheurs exposent leurs résultats et les politiques exposent leurs priorités, afin de faire évoluer la recherche. Échanges avec la société civile : approche multi-acteurs pour décloisonner les mondes et « vulgariser » les résultats de la recherche (notamment collaboration avec des acteurs de la jeunesse, comme le réseau de jeunes méditerranéens sur le climat, MYCN). Quatre piliers : intégration commerciale et accords d’association ; développement du secteur privé et de l’innovation ; développement durable et changement climatique ; modèles inclusifs, participatifs et notamment entreprenariat social. Rapport en cours sur le secteur privé dans les pays méditerranéens, les dysfonctionnements et les opportunités qu’offre l’entreprenariat social (beaucoup d’entrepreneurs sociaux apportent en effet des solutions inclusives, durables, et vertes pour leurs communautés) : cartographie et identification des obstacles (principalement législatifs et dans l’accès aux financements) puis recommandations.

Jacques THEYS

Bureau du Plan Bleu, Expert en prospective, France

Docteur en Mathématiques et en économie, diplômé de Sciences Po, Jacques Theys est vice- président du Plan Bleu et de la Société Française de Prospective, et Président de l’association Serge Antoine – avec lequel il a travaillé́ peu après la création du Ministère de l’Environnement. Il a mené de front enseignement universitaire et carrière dans l’administration étant, notamment, responsable des études économiques puis de la prospective et adjoint au chef de service de la recherche au Ministère de l’environnement, membre des cabinets d’Huguette Bouchardeau (1984-1986) puis de Brice Lalonde (1989-1992), Directeur du Centre de prospective et de veille scientifique du Ministère de l’équipement et directeur scientifique de l’Institut français de l’environnement ; mais aussi enseignant à l’Université Dauphine, à Paris I et à l’EHESS (entre 1977 et 2014) . Membre du comité de rédaction de Futuribles et de plusieurs autres revues, co-fondateur de l’association GERMES, il a été membre de nombreux comités et groupes de travail au sein de plusieurs organisations internationales (OCDE, PNUE, Banque Mondiale, Commission européenne …), co présidé l’un des sous-groupes du GIEC au début des années 1090, et été élu membre de la Commission Française auprès de l’UNESCO. Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur tout le champ de l’environnement ou du développement durable.

Arnaud Comolet

Equipe Plan Bleu, France

Titulaire d’un doctorat en économie de l’environnement [1990], Arnaud Comolet a exercé pendant plus de quinze ans le métier de consultant en environnement et assumé des responsabilités managériales dans des cabinets de conseil en environnement et développement durable en Europe de 1985 à 2002. Par la suite, il a apporté son concours au système des Nations unies (PNUD et PNUE) sous divers mandats et localisations en tant que conseiller, chef de projets puis manager en développement durable et environnement. Il a également été responsable de la politique de transition écologique d’une importante intercommunalité du cluster Paris-Saclay. Il a retrouvé depuis le 1er octobre 2020 le Plan Bleu pour y piloter le projet de prospective MED 2050.

Ferdinando Boero

Professeur de zoologie à l’Université de Naples Federico II, Italie. Associé au CNR-IAS , Gênes, et à la station zoologique Anton Dohrn, Naples. En tant que représentant de CoNISMa au sein du European Marine Board, Mr Boero a contribué à Navigating the Future IV et Navigating the Future V. Nommé par le Conseil consultatif scientifique des académies européennes pour la préparation de : Durabilité marine à une époque de changements océans et mers; et Avenir de l’océan: impact des activités humaines sur les systèmes marins. Avis des membres de la faculté. Coordonnateur du projet Ocean of Tomorrow CoCoNet, sur les réseaux d’aires marines protégées en Méditerranée et en mer Noire et la faisabilité des parcs éoliens offshore (impliquant 22 États sur 3 continents).

Intérêts de recherche: Biodiversité marine et fonctionnement des écosystèmes, Conservation marine, Évolution, Science citoyenne, Communication en science.

Mention spéciale: Grand Médaille Albert 1er pour l’Océanographie de l’Institut Océanographique de Paris. Médaille de l’Académie nationale des sciences d’Italie pour la physique et les sciences naturelles. Tridente d’Oro.

Mehdi Taje

Mehdi Taje est diplômé de l’Université Paris 2 Assas, de Paris V René-Descartes et du Collège de Défense de l’OTAN à Rome.

M.Taje dirige actuellement avec rang de Directeur Général le Département des études et recherches au sein de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques rattaché à la Présidence de la République tunisienne. Senior Expert en géopolitique et en méthodologies de la prospective et de l’anticipation, il enseigne ces disciplines au sein d’institutions académiques et militaires tunisiennes et étrangères. Son champ d’expertise se focalise sur la géopolitique du Maghreb, du Sahel africain et du théâtre méditerranéen et moyen-oriental. M. Taje dirige également le cabinet de conseil Global Prospect Intelligence spécialisé dans l’analyse géopolitique et prospective et l’évaluation des risques et des opportunités. Il préside également l’IVASP (Institut de Veille et d’Analyse Stratégique et Prospective), Think Tank créé au mois de janvier 2019 constitué d’un board de 14 éminentes personnalités tunisiennes dont d’anciens hauts diplomates, professeurs universitaires émérites, chefs d’entreprises, hauts gradés militaires à la retraite, anciens ministres, etc. Il est également expert associé auprès du Centre 4S (Centre des Stratégies pour la Sécurité du Sahel Sahara), de l’ESCA (Institut de Recherche en Géopolitique et en Géoéconomie) à Rabat au Maroc et apporte son expertise auprès de gouvernements de l’espace sahélien. Il est membre du Collège des conseillers internationaux du CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement) et du bureau du Cavie TABC Tunisie (Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique).Parallèlement, il a été jusqu’à mars 2012 et durant sept années expert permanent auprès de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES, Présidence de la République) et a représenté la Tunisie au sein du comité de pilotage du CEMRES (Centre euro-maghrébin de recherche et d’études stratégiques, Dialogue 5+5 au format défense). De janvier à juin 2010, M.Taje a été chargé des questions africaines et sahéliennes à l’Irsem (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire de Paris). D’octobre 2015 à octobre 2017, M. Tajea dirigé le Département Politiques Publiques, Etudes Stratégiques et Prospectives à l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), Présidence de la République.

Il a également apporté son expertise auprès de grands groupes industriels français et tunisiens. M. Taje assure régulièrement des interviews audio et télévisuelle auprès de médias maghrébins et internationaux. Enfin, il est l’auteur d’une monographie sur la géopolitique du théâtre sahélien (NDC Occasional Paper, n°19, décembre 2006), co-auteur des ouvrages « Le Maroc stratégique 2014 : ruptures et permanences d’un royaume en mouvement », « Menaces en Afrique du Nord et au Sahel et sécurité globale de l’Europe »  et de nombreux articles balayant de larges champs géographiques (espace sahélien, Maghreb, Afrique, théâtre méditerranéen, terrorisme, Moyen-Orient, sécurité collective, prospective, etc.) au sein de revues françaises, tunisiennes, maghrébines, africaines et américaines. Il est l’auteur d’un ouvrage inédit portant sur « Les nouvelles routes de la Soie et l’Afrique du Nord : quelles synergies ? ». Le projet chinois, ses ressorts avoués et non avoués, son impact sur l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe y sont détaillées enrichies de propositions et orientations stratégiques à l’attention des autorités tunisiennes visant à positionner au mieux de ses intérêts la Tunisie.

À travers ses travaux sur le Maghreb, le Sahel, l’Afrique, la Méditerranée, le Moyen-Orient et la Chine, M. Taje aspire à développer une nouvelle analyse de la conflictualité de ces espaces en s’appuyant sur l’approche systémique, prospective et géopolitique.

Pascal BERGERET

CIHEAM-IAMM, France

Pascal Bergeret est directeur de l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier (IAMM), un des quatre instituts appartenant au Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM). Depuis septembre 2013, date de sa prise de fonction il a conduit ou participé à différents travaux ayant trait à l’agriculture, au développement des territoires, aux systèmes alimentaires en Méditerranée. Il a participé à la coordination du chapitre consacré à la sécurité hydrique et alimentaire du rapport du Plan Bleu sur l’environnement et le développement (RED 2019). Il contribue à l’animation d’un réseau des 13 pays membres du CIHEAM consacré à la surveillance des marchés céréaliers. Il a coordonné la rédaction d’un rapport du CIHEAM sur l’impact du COVID-19 sur la sécurité alimentaire dans les pays du Sud et de l’Est méditerranéen. Il a également participé à des missions de renforcement institutionnel au bénéfice de l’Institution de recherche et d’enseignement supérieur agricoles de Tunisie et du Centre de Recherche Agricole d’Egypte.

Wolfgang CRAMER

Réseau MedECC, France

Se joint à Joël Guiot pour représenter le MedECC, réseau des experts sur les changements climatiques et environnementaux en Méditerranée. Existe depuis 2015 et rassemble de nombreux scientifiques méditerranéens. Le rapport sur les risques associés aux changements environnementaux en Méditerranée se termine. Précise que le rapport ne s’intéresse pas uniquement au changement climatique mais aussi aux enjeux de pollution, de changements dans l’utilisation des terres et de la mer, aux espèces invasives.

Samir GRIMES

ENSSMAL, Algérie

Enseigne la conservation des écosystèmes marins et la gestion intégrée des zones côtières à l’ENSSMAL (École Nationale Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral), Alger. Pilote une équipe de recherche sur les interactions entre environnement et biodiversité marine, incluant les effets du changement climatique et le risque lié aux d’espèces invasives. A participé à des projets de prospective, notamment avec le Centre PAP-RAC (Split) entre 2002 et 2005 sur la prospective de la région algéroise, puis l’analyse de la durabilité pour le Programme d’Aménagement côtier du Maroc en 2011. Aujourd’hui, il assure la consolidation du rapport sur l’état et l’avenir de l’environnement en Algérie. A travaillé sur des projets d’économie bleue, de planification de l’espace maritime (PEM), la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) ainsi que les relations entre changement climatique et tourisme dans le Sud et l’Est de la Méditerranée, le programmes IMAP (surveillance des zones côtières), hub national West Med sur l’économie bleue. Souligne l’importance d’intégrer une réflexion sur les menaces hybrides, notamment les conflits, les migrations illégales, les crises (comme la crise sanitaire Covid-19), à la réflexion sur les ressources vivantes et sur les services écosystémiques.

Christophe LE VISAGE

Stratégies Mer et Littoral, France

Ingénieur hydrographe et océanographe de formation, spécialisé depuis une vingtaine d’années dans l’élaboration de stratégies littorales et maritimes et leur mise en œuvre (GIZC, PEM), d’abord au sein d’une administration nationale puis en tant qu’expert indépendant (‘Stratégies Mer et Littoral’). Travaille depuis dix ans essentiellement en Méditerranée, notamment pour des programmes européens (PMI, économie bleue), et en collaboration avec des organisations régionales. Expérience en prospective : contributions à des études prospectives participatives, en groupes d’experts, ou autonomes en amont de politiques ou de stratégies nationales ou locales (par exemple dans la zone West Med). A développé une vision globale des questions maritimes et littorales et de l’économie bleue et une bonne connaissance des approches intégrées, des questions de gouvernance intégrée et de communication vers les décideurs.

Bouchra RAHMOUNI BENHIDA

Université Hassan Ier au Maroc, École de Management de Grenoble, Université de New York, Policy Center for the New South, Maroc

Professeure des Universités en géopolitique au Maroc, à l’École de Management de Grenoble, en Corée du Sud, à New York University. Directrice du Policy Center for the New South. Co-auteure du Que Sais-Je sur la Géopolitique de la Méditerranée (avec Younes Slaoui). Auteur d’ouvrages sur l’Afrique (partie intégrante de l’espace méditerranéen, comprenant l’Afrique du nord mais aussi l’Afrique sub-saharienne, si l’on considère l’axe AME : Afrique-Méditerranée-Europe). Membre du Steering Committee ‘Med20’ (publié par l’IEMed). S’intéresse aux nouveaux modèles de développement, après un travail avec International Peace Institute ayant permis l’écriture d’un Plan de lutte contre l’extrémisme violent. Défend l’écoute de la population pour réfléchir au tryptique paix-sécurité-stabilité mais aussi aux nouveaux modèles de développement, basés sur l’innovation sociale pour lutter contre la précarité et l’exclusion. A dirigé scientifiquement la Feuille de route 2020-2022 sur l’entreprenariat social, qui envisage notamment d’utiliser l’intelligence artificielle et la technologie pour permettre de répondre aux besoins de la population vivant dans la précarité (‘base de la pyramide’).

Timotej SOOS

Ambassade de Slovénie à Bucarest, Slovénie

Timotej Šooš a pris ses fonctions de chef adjoint de Mission à l’ambassade de Slovénie à Bucarest en Août 2019. Avant cela, il a été chef opérationnel du Forum des affaires de l’ « Initiative des trois mers », que la Slovénie a accueilli en juin 2019. Il était également responsable de l’intelligence artificielle au ministère des Affaires étrangères depuis décembre 2018. Entre 2016 et 2018, M. Šooš a dirigé le développement de la Stratégie de développement à long terme de la Slovénie et mise en œuvre nationale de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Il est membre du Conseil mondial sur l’ODD 17 et du Groupe consultatif de l’OCDE sur l’utilisation des mesures du bien-être dans les politiques. En tant que diplomate de carrière, M. Šooš a été conseiller spécial auprès du ministre des Affaires étrangères (2011-2014) et coordinateur de la diplomatie numérique (2013-2014). Il a également servi à la Mission slovène auprès de l’OCDE à Paris (2014-2016) et à la Mission slovène auprès des Nations Unies à New York (2007-2008). M. Šooš est titulaire d’un B.A. de la Vanguard University of Southern California. Il a également étudié à l’Académie diplomatique de Singapour et à l’Université de Ljubljana, Slovénie. En 2014, M. Šooš a reçu la bourse commémorative Marshall du German Marshall Fund des États-Unis. M. Šooš est l’auteur de plusieurs articles académiques sur la prospective stratégique et le bien-être. Ses publications récentes incluent le co-auteur du chapitre du livre Prototyping the Future: A New Approach to Whole-of-Society Visioning dans le livre Realistic Hope: Facing Global Challenges, édité par Angela Wilkinson et Betty Sue Flowers (2018) et un document de conférence Futurs de la société dans son ensemble: faire croître un avenir meilleur et meilleur en créant le modèle de Slovénie 2050 (2018).

Stella TSANI

Département d’économie de l’Université d’Ioannina, Grèce

Professeure adjointe au Département d’économie de l’Université d’Ioannina, en Grèce. Stella est titulaire d’un doctorat en économie et en affaires de l’Université de Reading, au Royaume-Uni. Elle a travaillé avec des réseaux multisectoriels sur des sujets d’évaluation des politiques publiques, des ressources naturelles, de l’énergie, du développement durable, des institutions, des marchés du travail, de l’innovation technologique, de la micro et macroéconomie.

Thierry Lavoux

Bureau du Plan Bleu, France

Thierry Lavoux est docteur en écologie humaine et géographe. Après avoir été senior fellow à l’Institut pour une politique européenne de l’environnement (Bonn, Paris, Londres), il a dirigé à la fin des années 1980 le bureau de Paris de cette organisation créée par la Fondation européenne de la Culture. Il a rejoint l’Institut français de l’environnement comme directeur du département des synthèses en 1992. A ce titre, il a dirigé la publication des rapports sur l’état de l’environnement et mis au point la série des indicateurs de performance environnementale de même que ceux relatifs à la mesure du développement durable. Expert auprès de l’OCDE, il participe aux travaux européens et internationaux sur le reporting environnemental et sur le développement durable. Il a été pendant une quinzaine d’années point focal du Plan Bleu. Après avoir été inspecteur général au ministère chargé de l’environnement de 2004 à 2008 il est désormais membre permanent du Conseil Général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) au sein du ministère de l’écologie du développement durable et de l’énergie. Il est actuellement Président du Plan Bleu.

Lina TODE

Equipe Plan Bleu France

Chargée de programme au Plan Bleu depuis 2011 et économiste de l’environnement de formation, Lina est actuellement en charge de la coordination du rapport sur l’Etat de l’Environnement et du Développement en Méditerranée, qui sera publié fin 2020. Lina a réalisé plusieurs études d’évaluation socio-économique au sein du Plan Bleu, notamment en lien avec la mise en œuvre de la Directive Cadre Stratégie Milieu Marin de l’UE et de l’Approche Ecosystémique du PAM. Elle a également travaillé sur l’approche économique à la gestion de la demande en eau en Méditerranée (2011-2012) et a coordonné le projet régional « Gouvernance et développement des connaissances » pour l’intégration de l’environnement dans les politiques sectorielles de l’Egypte, du Liban, du Maroc, de la Palestine et de la Tunisie, financé par le FEM à travers la Banque mondiale (2011-2015). Lina suit le dossier « prospective » du Plan Bleu depuis 2016.

Marina MARKOVIC

Marina Markovic a travaillé comme consultant en environnement pendant près de 20 ans et détient une maîtrise en sciences de l’environnement (économie de l’environnement). Depuis 2014, Marina a été impliquée dans divers projets mis en œuvre par le système PAM du PNUE, lui permettant d’acquérir une bonne compréhension du cadre politique de la Convention de Barcelone ainsi que des principaux enjeux et défis environnementaux en Méditerranée. Les principaux projets comprenaient la préparation de plans d’action nationaux (PAN) mis à jour pour réduire la pollution d’origine tellurique, où elle a aidé les Parties contractantes à développer et à appliquer des formes appropriées d’analyse économique dans le programme de mesures du PAN pour atteindre un bon état environnemental pour objectifs écologiques liés à la pollution.
En 2017-2018, elle a travaillé à la préparation du projet FEM / ONU Environnement pour la mer Méditerranée (MedProgramme) – Child 1.1 visant à réduire la pollution due aux produits chimiques et aux déchets dans les zones sensibles de la Méditerranée et à mesurer les progrès en matière d’impacts, y compris la préparation des diagnostics transfrontières mis à jour. Une analyse. Les expériences de pays spécifiques en Méditerranée incluent l’Algérie, les pays des Balkans, le Liban, la Tunisie et la Turquie.

Silvia Pariente-David

Prospectiviste de longue date, Silvia Pariente-David est consultant en énergie et développement durable et conseille plusieurs organisations internationales—dont le CMI et la Banque mondiale– et grandes entreprises dans le domaine de l’énergie et du changement climatique. Elle est aussi membre du Conseil d’Administration de l’ONG GERES et un des auteurs du chapitre énergie du rapport MAR1 du réseau d’experts méditerranéens du climat et de l’environnement (MedECC). De plus, elle fut juge du concours ClimateCoLab du MIT.

Ses principales activités concernent l’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes électriques, l’analyse économique de projets d’interconnections et la création du marché méditerranéen de l’énergie. Son expérience couvre la prospective, le développement de scénarios, l’analyse de politiques publiques dans l’énergie et le climat et la planification stratégique pour des energiticiens, en particulier au travers d’ateliers pluridisciplinaires. Pour le compte de la Banque mondiale, où elle fut responsable de l’énergie pour le Maghreb, elle a géré le programme du Fonds pour les Technologies Propres pour le développement du solaire CSP à grande échelle dans la région MENA et fut le premier chef de projet pour la centrale CSP de Noor-Ouarzazate au Maroc.

Avant de rejoindre la Banque mondiale, elle a été Partenaire chez PA Consulting où elle a, entre autres, préparé la stratégie de diversification de grands énergéticiens et participé dans la mise en place et l’évaluation de politiques climatiques en Europe et ailleurs dans le monde. Auparavant elle a dirigé un service de prévisions dans le domaine de l’énergie et a mené de nombreuses études prospectives pour le compte de grandes entreprises et de gouvernements. Elle est titulaire d’un PhD en recherche opérationelle du MIT et d’un diplôme d’ingénieur de l’Institut Polytechnique de Grenoble/ENSIMAG.